bloug du petit tour de Marion ...

02 septembre 2014

On m'a demandé mon témoignage sur mon experience du voyage pour un livre qu'écrit une copine, je vous le partage !

Projet photo/témoignage :

 

1- Nom : na

 

2- Prénom : Marion

 

3- Age aujourd’hui + âge que vous aviez à votre départ en voyage : Aujourd’hui 26 ans, lors de mon départ au Canada 20 ans, et lors de mon départ en Argentine 21 ans

 

4- Ou êtes vous partis : Au Canada à Montréal puis en Argentine à Buenos Aires

 

5- Combien de temps et en quelle année : Je suis resté 1 an à Montréal (De sept 2008 a Aout 2009), et presque 4 ans en Argentine (De Janvier 2010 à Juin 2014)

 

6- Quelles étaient les raisons de votre voyage :

 

Montréal :

Dans le cadre de mon école de commerce, c’était un programme 2 ans en France + 2 ans à l’étranger. J’ai choisit Montréal parce que j’étais dans un programme Anglo-Saxon, donc entre USA (que je connaissais déjà assez bien ) Angleterre (trop proche) et Australie (mais je n’avais pas d’assez bonnes notes et les places étaient limités) Donc le Canada me semblait une bonne option même si je ne savais vraiment rien sur le pays avant d’y aller, j’étais confiante. Donc j’ai suivi les préparations au départ organisé par mon école et tout c’est bien passé.

 

Buenos Aires :

Je devais faire un dernier stage de 6 mois dans le cadre de mon école de commerce. La vérité est que je pouvais faire ce stage n’importe ou, mais j’ai menti à mon entourage, et j’ai finalement réussi à me convaincre moi même, ce stage devait obligatoirement se faire à l’étranger. Ce que je réponds à quiconque me demande «  Pourquoi être parti à l’étranger » est « Pour apprendre une nouvelle langue ». Et c’est vrai que je ne maitrisais pas du tout l’espagnol à l’époque. Mais au fond de moi ce n ‘était pas du tout ma motivation principale. Si je souhaitais partir le plus loin possible et dans un pays dont je ne parlais pas la langue c’était plutôt un défi personnel. Je voulais m’assurer que j’en étais capable. J’ai toujours été baroudeuse car mes parents nous ont fait déménager en Chine avec mes 5 frères et soeur lorsque j’avais 7 ans, qu‘ils nous ont trimbalé dans tout plein de pays d’Asie un peu à la roots. Alors j’avais une histoire avec les aéroports, les rencontres improbables, les beaux souvenirs, les problèmes & les joies du voyage… Mais je suis très fière, et tant que je n’avais pas passé ce cap seule, toutes ces aventures je ne pouvais que les attribuer à mes parents. Étant une personne très organisé j’ai procédé par étape. Tout d’abord un voyage de 2 mois au Mexique avec une copine avec le gros sac a dos et le guide du routard, on a parcouru tout les petits recoins et ça c’est super bien passé. Il faut dire que c’est une débrouillarde ma copine. Et puis le Mexique niveau tourisme c’est très bien organisé. Un peu l’aventure mais sans prendre trop de risques. Puis le Canada, là c’était différent car c’est une vraie intégration, pas du tourisme, alors il faut faire d’autres efforts, il faut vivre avec le pays et non pas l’observer comme j’ai pu le faire un Mexique par exemple. Mais quand même il y avait ce cadre de l’École de commerce qui nous suivait de près, et j’étais entouré d’autres élèves et amis dans le même cas que moi. Donc c’était une immersion dans un pays, mais nous étions quand même dans notre bulle bien confortable. Et puis aucune barrière de langue, de l’expatriation 3 étoiles ! Alors que l’Argentine c’était une autre paires de manches, pas de cadre, pas de petite bulle d’amis pour me consoler lorsque je ne comprenais rien, loin de tout et face à moi même. Au niveau timing absolument parfait, 20 ans, le moment idéal dans la vie pour faire un point sur soi même. Et dans un nouveau pays ou on ne connaît personne on peut bien être qui ont veut. La chute libre donc, mais la liberté à pleines dents. Personne pour vous influencer, personne pour vous aider, personne pour vous freiner. C’est flippant et c’est grisant.

 

7- Combien de temps avez-vous pris pour préparer votre voyage (cela a-t-il été facile, avez-vous eu des doutes etc..) :

 

Très peu de temps. Je suis impulsive alors une fois que la décision est prise c’est parti on ne regarde plus en arrière, aucune place pour les doutes. J’ai la chance d’avoir une famille qui soutien ce genre d’initiatives alors je n’ai pas été retenu par eux non plus. Après il y a toutes les démarches administratives qui sont ennuyeuses à mourir, le visa, les vaccins, la sécu, la valise et hop dans l’avion.

 

8- Comment avez-vous imaginé votre voyage avant de partir :

 

De nature optimiste je me suis toujours dis que ça allait être génial.

 

Pour Montréal je m’imaginais un truc à la « friends », en coloc avec des québécois, que j’allais vraiment découvrir leur culture, vivre des choses bien du Québec avec eux. Que j’allais voyager dans tout le Canada. Et je me disais aussi que si ça me plaisait il fallait que je trouve l’homme de ma vie pour ne plus jamais en repartir (oui oui très optimiste !)

 

Pour Buenos Aires je n’avais pas trop d’idée préconçue, je pensais que c’était un pays proche de la mer donc playa tout le temps (ouh l’erreur !!) je me souviens encore en train d’essayer de m’imaginer quelque chose mais je ne voyais que du néant. C’est un pays bien peu connu. (bon et je ne m’étais pas trop renseignée non plus)

 

Un truc marquant qui m’a collé à la peau pendant très longtemps, c’est un peu honteux de dire ça, mais j’ai toujours pensé avant de partir que les gens du pays ou je me rendais allait trouver ça trop cool que je fasse tout ces effort pour aller dans leur pays, et que donc ils allaient m’y accueillir les bras ouverts et m’aider avec tout. Mais personne ne m’a encore jamais applaudi lorsque je suis descendu de l’avion, j’attends encore ! C’est peut être mon éducation qui m’a donné cette sensation que lorsque quelqu’un se donne beaucoup de mal pour quelque chose de bien, il faut automatiquement une récompense. Et il m’a fallu beauuucoup de temps, vraiment trop longtemps, pour me rendre compte que non, chacun est dans sa petite vie, avec ses petits problèmes, et tout le monde s’en fout que Mademoiselle Marion soit arrivée en Argentine ! Si je voulais une récompense il faut aller la créer moi même.

 

9- La réalité a-t-elle collée avec l’idée que vous vous faisiez :

 

Pour Montréal j’ai en effet vécu une belle année à la « friends » avec la coloc et les super nouveaux potes, sorties, voyages, découvertes. Par contre pas du tout avec des québécois, mais avec d’autres étudiants étrangers qui comme moi venaient de débarquer et voulaient tout découvrir.  Bien sur que les Québécois sont super cool mais ils ont déjà leur vie organisé, ils ont déjà leur potes, et ça ne les fait pas forcement tripper d’aller dans les endroits super touristiques qu’ils ont déjà vu mille fois. C’est pour ça que naturellement il est beaucoup plus facile de se faire des potes étrangers qui eux aussi sont seuls et cherchent des potes, et cherchent à voir le maximum de choses en 1 an. Donc globalement oui l’idée collait assez bien avec l’idée que j’en faisait, c’était même encore mieux que dans les rêves les plus fous. La majorité de mes amis étrangers avec qui j’étais pendant cette année y sont d’ailleurs retourné pour s’y installer définitivement. Et j’avoue que si un jour j’ai l’opportunité de retourner y vivre ce serait avec un immense plaisir!

 

Pour l’argentine je n’avais pas d’idée donc j’étais prête à accepter tout ce qui viendrait. Au niveau du climat c’était pas vraiment ambiance playa, et oui c’est bien au sud de l’hémisphère sud, donc l’hiver il fait a peu prêt aussi froid qu’en France, et la plage ne fait pas rêver, au niveau de Buenos Aires c’est juste un gros fleuve. Par contre j’ai eu beaucoup de mal avec la langue, et je ne m’attendais pas à ce que ça m’Affecte autant. Je me suis mise à travailler presque immédiatement après mon arrivée, et je ne comprenais absolument rien de ce qu’on attendait de moi. Heureusement ma boss parlait français, donc pour ce qui était du travail je m’en sortait un tout petit peu. Mais j’ai le souvenir de longues réunions ou je cherchait désespérément un mot auquel me raccrocher pour essayer de deviner de quoi on parlait exactement mais rien de rien. Et a la fin de la réunion ma boss qui pour me faire participer gentiment me demande ce que j’en pense… Euh… Enfin tout ça c’est gérable, le plus dur et ce qui a mit le plus de temps ce fut l’intégration sociale. A la maison je vivais avec des Brésiliens qui parlaient anglais donc pas de problème, mais au travail je n’avais aucun ami, forcement car j’étais la muette. Pour se faire des amis il faut montrer un peu qu’on est drôle ou au moins pouvoir soutenir une conversation même basique. Mais impossible de leur communiquer mes gouts ou ma personnalité. C’est très frustrant. Il faut un minimum connaître le slang local, les tournure de phrase, et le panorama social de l’argentine car même quand je savais parler la plupart des blagues qui se faisaient au bureau parlaient des star de la tv argentine ou des « famosos » que je ne connaissais pas donc je suis resté pendant très longtemps hors jeu. Et ça je ne m’y attendais pas et ce ne fut pas un moment agréable, mais bon après trois mois c’était solutionné. (je me souviens dormir avec la tv allumé pour apprendre plus vite l’espagnol, l’intégrer dans mon sommeil !)

 

 

10-Donnez-moi votre définition du bonheur :

 

Recevoir ce qu’on attend de la vie

 

11-Cette définition as t’elle changé depuis votre expérience de voyage :

 

je pense de plus en plus qu’il ne faut pas attendre mais demander des choses à la vie. Souvent on déclenche ce qui nous arrive (de positif comme de négatif). « carefull what you ask for » « what goes around comes around »

 

12-Les personnes que vous avez rencontrées avaient-elles la même définition du bonheur que vous :

 

J’ai rencontré beaucoup de personnes, et je crois que chacun à sa propre définition du bonheur. Au début j’étais souvent choqué par ceux qui ne cherchent jamais de changement, mes amis statiques qui ne sont jamais sorti de leur ville ni de leur pays et qui n’aspirent à rien d’autre qu’à trouve un appartement proche de la maison de leur parents. Mais il m’a fallu du temps pour être plus tolérante. Ce n’est pas qu’ils n’ont pas le courage ou l’ouverture d’esprit d’aller voir ailleurs, c’est qu’ils sont heureux comme ça et ils n’ont pas d’intérêt à chambouler ce bonheur tranquille.

 

13-Pour quelles raisons êtes vous revenus ou êtes vous restés :

 

Je suis revenu de Montréal par obligation (fin du Visa) mais je serai bien resté plus longtemps. Puis je suis resté en Argentine parce que je sentais que ce pays regroupait tout ce que je cherchais, je disais « La mezcla perfect ». Et après 4 ans, principalement en raison des problèmes économiques de celui ci, et aussi parce que mon mari (argentin) voulait découvrir la France je suis rentrée. Ça fait tout juste 1 an et peut être serons nous amené à y retrourner.

 

14-Faites moi part d’un moment très positif et très négatif dans votre voyage :

 

Montréal : Très positif  mon anniversaire entourés de mes nouveaux copains dans un chalet au milieu de rien, passer minuit dans un jacuzzi bouteille de champagne en main. Ça fait parti de ces moments dont on se rappelle comme tiré d’un film.

Très négatif … j’ai beau chercher mais je ne trouve pas de moment très négatif. Devoir rentrer ? Oui d’ailleurs si je me souviens bien j’ai couronné mon voyage d’un road trip en solo en Californie absolument magnifique, du coup mon retour en France a été brutal je suis resté une semaine dans ma chambre sans vouloir en sortir, on peut appeler ça un mini dépression.

 

Buenos Aires :Moment très positif : Euh mon mariage avec un Argentin, le plus beau moment de mon voyage, et mon attachement à jamais avec le pays.

 

Moment très négatif : Quand ma meilleure amie se marie en France et que je ne peux pas y assister car pas assez de congés et pas assez d’argent. Dur de devoir reconnaître avoir des limites matérielles.

 

15-Quels sont les points positifs et négatifs de votre voyage :

 

Montréal :

 

Point positif : découvrir une nouvelle culture qui nous semble proche en raison de la langue mais qui est totalement différente.

 

Point négatif la difficulté à connaître réellement les québécois.

 

Argentine :

 

Point positif  me rendre compte que je suis capable de « réussir » loin de tout, le challenge que je m’étais posé à la base. Avoir un superbe appart, un très bon job, des amis cool, me marier…

 

Point négatif : l’insécurité dont j’étais inconsciente à la base qui me rongeait peu à peu, l’obligation de faire attention a ce qu’on porte, les quartiers qu’on va traverser, les horaires… je me suis tellement fait voler que j’ai fini par prendre des habitudes qui ne me ressemblaient pas, regarder souvent derrière moi, avoir une main sur l’ouverture de mon sac en permanence… c’est triste comme les mauvaises expériences m’ont transformés.

 

 

16-Qu’avez-vous appris :

 

Ça ne rentrerait pas en une page ! Pour moi vivre à l’étranger c’est un peu comme vivre en accéléré, chaque jour est encore plus dense en émotions, en rencontres, en aventures ! Du coup je crois que dans ma tête j’ai 35 ans.  Pour ne citer qu’une chose je dirais que j’ai appris à ne pas se fier aux apparences mais à se fier a son instinct.

 

17-Quels sont les éléments de votre vie aujourd’hui essentiels à votre bonheur :

 

La liberté, l’amour, et le respect.

 

18-En quoi votre façon de vivre aujourd’hui a-t-elle changée :

 

Je crois que d’avoir tant voyagé j’ai cessé de rêver d’un monde meilleur ailleurs, et commencé à essayer de rendre mon monde meilleur ici.

 

19-Avez vous eu d’autres longues expériences de voyage par la suite (ont-elles été différentes ?)

 

Pour l’instant je me lance dans le grand voyage de l’entrepreneuriat !

 

20-Ecrivez-moi une citation qui vous correspond le mieux aujourd’hui.

 

Seize the day

 

 

 

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31 décembre 2013

En 2013 .....

 

En cette année 2013…

 

- J’ai mange la laitue qui a poussé sur mon balcon grace à nos bricolages d’Hydroponie

- J’ai vendu Buddy, ma fidèle voiture, et oui, j’ai pleuré… Depuis je guette dans les rues de Buenos aires toutes les C3 grises Aluminium cherchant la belle IZK970

- Je me suis fait débaucher par Citroën, l’entreprise de laquelle j’avais démissionné en 2011 et qui m’a proposé le double de mon salaire chez Havas pour réaliser une mission de 3 mois avec eux et là j’ai compris que professionnellement je savais faire des choses.

- J’ai planté un arbre, un avocatier…tant qu’à faire ! Avis aux amateurs de Guacamole, d’ici 5 ans

- J’ai escaladé non sans peine Sierra de la Ventana avec Fran et Mabel. Arrivé en haut nous avons dû faire la queue 1 heure pour voir le point de vue tellement il y avait de monde.

- J’ai reçu mes parents à Buenos Aires et ça m’a fait plaisir d’inverser les rôles et de leur concocter un bon petit programme argentin pour qu’ils passent de bonnes vacances.

- J’ai fait de la Moto Cross à la Rioja Argentina avec mon frangin Guillaume je suis contente de ne pas avoir perdu la main

- Je me suis marié au plus adorable des Argentins

- J’ai gagné une deuxième famille

- J’ai quitté l’Argentine, ce pays que j’aime tant, arrachant Nicolas à sa famille, nous éloignant de nos nombreux amis, sous prétexte que 4 ans au même endroit c’est beaucoup trop pour des gens de notre âge, keep moving keep moving il reste beaucoup de choses à voir mon chéri !

- J’ai promis à ma belle sœur Noélia que lorsque je serai enceinte elle serait la première informée

- Je me suis éclaté sur le jeu de piste surprise que m’a monté Cécilia Gomez Rosati pour ma despedida de Buenos Aires

- J’ai déménagé pour la 17ème fois (Rueil-Montbéliard-Navenne-Vesoul-Wuhan-Rueil-Marseillex3-Grenoble-Liverpool-Montreal-Buenos Airesx4-Condom)

- J’ai regardé la France d’une autre manière après 6 ans d’absence

- J’ai essayé de faire un asado en France avec mon amie Laure Bencheik, c’est bien compliqué de trouver les mêmes morceaux. La coupe c’est quelque chose de culturel.

- J’ai pu revoir des amis de longue date : Julie Huyghe, Armelle Sigrand, Maria Mieres, Landeline Valory, Antoine Chiteboun …

- J’ai cru au Destin sur la route de St Jacques de Compostelle

- J’ai mangé la meilleur tortilla Espanola du monde chez Maria Mieres

- Nous nous sommes fait recevoir comme des rois à Taragona par Agusti, que nous n’avions jamais rencontré auparavant. Preuve du pouvoir des liens de famille (c’est le cousin Espagnol du papa de Nico mais ils ne se sont jamais rencontrés non plus !).

- J’ai eu l’honneur de marier ma sœur Florence et Romain

- J’ai dormi dans une drôle de semeuse à Marseille lors du Yes We Camp avec Perrine, Lolo, Nico et une belle cuisse de Jambon d’Espagne. J’ai appris ce qu’était la phytoépuration

-J’ai accompagné ma grand mère Huguette en Suisse pour aller visiter ma sœur Florence et Romain, et ensemble nous nous sommes gavés de Fromages et de Chocolat

- J’ai assisté à l’union du couple qui nous fait croire en l’amour depuis bien longtemps : Fred et Inès

- J’ai mangé des tapas de folie à Pamplona et je me suis juré d’y retourner

- J’ai pêché deux truites avec Cécile Debaye et sa famille, mais j’ai pas réussi à les tuer

- J’ai pleuré en voyant ma cousine Bénédicte, si belle dans sa robe de mariée

- Je suis resté bouche Bée devant les projets de Lufa Farms et je me suis autorisé à rêver que j’étais tout à fait capable de reproduire la même chose en France.

- J’ai décidé de choisir la vie enrichissante d’expérience à la vie enrichissante d’argent.

- J’ai enfin passé le cap terrifiant de penser à monter sa propre boite à sa réalisation.

- J’ai écouté avec confiance mon papa qui m’a dit lors d’une randonnée dans les Alpes qu’avec tous les parachutes que j’avais, si je ne sautais pas j’étais une imbécile. 

- J’ai fait les démarches pour avoir un numéro de SIRET

- J’ai bénéficié de la chance incroyable d’avoir le soutient moral et matériel de toute ma famille dans la réalisation de notre projet d’hydroponie, merci d’écouter nos doutes et inquiétudes, merci de nous prêter voiture, verres à pied, cocotte minute, draps, …. Et surtout merci de nous répéter que notre projet est génial et que vous y croyez!

- J'ai admiré le courage et la force de Teobaldo Llosa

- J’ai rencontré des gens absolument géniaux dans le Gers, le genre de personnes qui nous inspirent et nous guident et qu’on écoute du mieux qu’on peut car on aimerait bien leur ressembler peut être un jour. Le Gers recèle de belles surprises et nous y sommes les plus heureux du monde.

- J’ai adopté un chat-trop-mignon

- J’ai appris que j’allais être Tata en 2014

- Je me suis rendu compte que les gens qui poursuivent leurs rêves ont un rayonnement unique, comme celui de Maria Mieres

- J’ai vu mes amis changer, se marier, avoir des enfants, monter de beaux projets et je suis contente pour eux, contrairement à ce qu’on se disait il y a 10 ans, être adulte c’est pas être un vieux ringard, c’est magnifique.

 

Bref,

 

Je suis comblée,

Je ne sais comment remercier la vie

Pour 2014 je ne peux que souhaiter que tout cela continue, la belle énergie, la volonté d’apprendre, la bonne santé, les amis épanouis, la famille unie, les moyens de communications ouverts, les découvertes enrichissantes…

 

 

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09 décembre 2013

Time For A Change

Dans la vie on est entourés de petits messages motivateurs qu’on peut retrouver dans les livres, les films, ou tout simplement sur le mur facebook de nos amis qui veulent se donner une image plus ou moins profonde. Oui je parle des petites phrases du style : do something today that your futur self will thank you for, mieux vaut souffrir d’échecs que de ne pas avoir essayé, quand on veut on peut, blablablaaa…

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Généralement ce genre de petites phrases, sensé nous donner un push, nous font plutôt sentir coupable d’être encore dans notre vie banale le cul planté dans le canap tout en matant des séries au lieu d’aller te créer un super futur (car 100% des personnes qui ont réussi dans la vie ont essayées…)

Bon mais à part la culpabilité de temps en temps – très rarement - elles nous raisonnent dans la tête et on se dit : ouhalala faudrait quand même que j’arrive a faire quelque chose dont je sois fière dans la vie, ça m’apporterait un tas de bonheur de pouvoir être fière de moi !

Mais là encore pour les gens hyper exigeant comme moi, c’est dur de faire des trucs dont je puisse être fière. Par exemple travailler dans une grosse boite et gagner beaucoup d’argent, chose qui donne satisfaction et bonheur a beaucoup de personnes, moi ça me fait pas grand chose. Parce que c’est  trop facile, je suis née en France dans une famille aisée, j’ai reçu une éducation qui m’a permis d’être polie et m’a donné le goût des bouquins, mon cerveau fonctionne dans la mesure du raisonnable, j’ai fait des études supérieurs payée par mes gentils parents, j’ai profité de mes contacts pour trouver un premier stage, qui embauche par la suite… il suffit juste de suivre les rails, de ne pas faire trop de faux pas et ça roule tout seul ! Easy baby. Même si mes (toujours adorables) parents me disent qu’ils sont fiers de moi, je sais bien que ça casse pas trois pattes à un canard.

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Alors forcement je me sens un peut honteuse quand je lis que « Rien n’est impossible, nous sommes notre propre barrière »

Je n’ai jamais eu l’esprit de compétition, je préfère laisser gagner les gens, j’aime pas me mesurer aux autres, je sais que j’aime pas perdre et je ne prends aucun plaisir à gagner, ça me gène au contraire : jme sens mal pour eux… Par contre je suis accro a cette adrénaline que m’apporte une victoire personnelle. A une époque c’était gagner le cœur d’un garçon. Toutes les nanas connaissent ça (si-si reconnais-le allé ici on est honnête avec soi même). Même si parfois on s’en fout pas mal du mec en question c’est juste le fait d’avoir relevé ce petit défi qui nous plait. Et plus la conquête est compliqué plus l’adrénaline lâchée lors de la victoire sera dense. Yeah

Mais alors quand on est bien stable en couple il faut trouver un autre moyen de se droguer! Et ça passe souvent par l’accomplissement professionnel. C’est là qu’on revient au point antérieur : quand on adore la compétition on peut prendre du plaisir a avoir une promotion avant un collègue, d’autres auront leur petite dose lorsqu’on leur annoncera une augmentation, … Personnellement j’ai toujours eu assez de mal a me régaler de ces petites choses. Et quand toutes les premières fois sont passées : « première belle présentation en publique, première augmentation, première bonus, première promotion, première négociation réussi, … » ben on trouve notre vie professionnelle bien fade. Encore une fois je n’engage que moi quand je dis ça. Les équipes de Ressources humaines travaillent assez dur pour qu’on s’épanouisse au taf, je suis désolé de pas m’y retrouver !

 

 

Bon assez parlé de drogues, en fait la réalité c’est que ça faisait déjà un moment qu’il fallait que je fasse un changement dans ma vie professionnelle. Mis a part le fait que comme je viens de l’expliquer la vie d’entreprise a du mal a me maintenir sous perf, j’avais aussi un problème moral avec mon domaine d’expertise : la publicité. C’est très simple : je déteste la pub en tant que personne. Et même si faire des pubs ça peut être assez kiffant et même très intéressant parfois car on étudie a fond les comportements humains, je ne peux pas. C’est alimenter l’énorme machine de la consommation, c’est faire parti des gens qui déguisent la vérité, c’est moche ! Alors bien sur mes collègues me disent : nan mais nous on fait rien de mal, c’est les directeurs qui gèrent tout ça, et les directeurs te disent : nous on ne fait que répondre aux besoins des marques qui nous payent pour qu’on leur ponde des concepts, c’est de leur faute. Et les marques répondent qu’ils ne font qu’orienter les clients dans leur décision d’achat, c’est eux qui payent au final donc c’est leur faute. Ok ok donc c’est la faute a personne si nos villes sont pourries d’affiche, si on ne peut plus regarder la TV ni écouter la radio tranquillement ??

Ça me fait penser a une autre histoire, bien entendu c’est une autre échelle, mais depuis le début je fais le rapprochement : l’extermination des Nazis pendant les 2nd guerre mondiale. Lorsqu’on a arrêté les SS post guerre, et qu’ils répondaient aux accusation de la manière suivante : « moi je faisais rien de mal, je conduisais juste un train c’est tout » « moi je faisais rien de mal, je leur rasais juste le crane c’est tout » « moi je faisais rien de mal…. » tous s’exclamais le maillon d’une chaine dont ils ne connaissaient pas la finalité. Le pire c’est qu’il y a un fond de vérité, certains ne font qu’exécuter les ordres aveuglements, et ceux qui s’imaginent le pire se bouchaient les oreilles, personne ne veut savoir, et on les comprend.

Pour moi faire partie d’une grosse entreprise, et particulièrement en publicité c’est être le maillon d’une chaine dont on connaît mal la finalité. Est on certain de faire quelque chose de bon pour le monde ? Parce qu’attends, quand je prends du recul je me souviens bien que je voulais être sur terre pour servir a quelque chose. Si ce n’est pas améliorer les choses c’est aider les gens qui tentent d’améliorer les choses. Sinon ça sert à rien d’être là, la vie n’a pas de sens, autant ne pas naître !

Ce que je dis c’est que dans les grosses boites on perd le contrôle et on gagne en probabilité d’être manipulé. Parfois pour des bonnes choses, et parfois on sait pas trop … en tout cas les moyens de pression sont là. J’ai un mini exemple (à mon échelle hein) lorsque je travaillais dans une grosse entreprise d’automobile, j’avais organisé. Un concours sur twitter, et le gagnant remportait un maillot dédicacé de son coureur rally préféré. Super enthousiasme, des tas de gens participent. Le hic c’est qu’on a pas eu le temps de faire signer le maillot à ce fameux coureur. Donc au moment d’envoyer le prix, on m’a demandé de regarder sur google image la signature de cette personne pour recopier l’autographe. Moi j’ai reçu une certaine éducation en matière d’intégrité et je ne peux pas faire ce genre de choses, c’est totalement injuste. Mais si ton boss te le demande et que lorsque tu refuses ton boss insiste en fronçant les sourcils, tu t’exécutes. C’est comme ça.  A mon échelle c’est minimum (même si je ne peux pas m’empêcher de penser a ce jeune homme qui a probablement encadré mon faux autographe, orgueilleusement) mais c’est simple d’imaginer quelle dimension peut prendre ce pouvoir qu’a une entreprise sur une personne. Ça me fait peur.

Donc pour résumer mon charabia :

La vie en entreprise c’est confortable, mais personnellement ça me fait flipper, et ne m’apporte pas d’adrénaline, et encore moins de fierté personnelle.

Sur l’échelle des besoins de Maslow ça vole pas bien haut quoi

Alors c’est tout naturellement qu’il fallait un changement…

 

le-pre-d-eau

 

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11 novembre 2013

... and they lived happily ever after

 

Avant de quitter l'Argentine pour de nouvelles aventures, Nico et moi avons décidé de nous marier :)

 

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Pour l'amour, pour la famille, pour le bonheur qui continuait a grandir même après deux ans de vie commune, pour faciliter son entrée en France et surtout parce ça coulait de source !

 

Le choix de la cérémonie a été une décision difficile à prendre, car je ne pouvais pas imposer a tous mes amis et ma famille en France de voyager jusqu'en Argentine, et je ne voulais pas (égoiste que je suis) d'un mariage avec seulement la famille de Nico, et seulement ses amis à lui. Pour moi c'est tout ou rien. Et comme nous n'avions pas beaucoup de temps, ni d'argent, ni d'envie de faire un super show, nous avons opté pou le rien.

Cela peut choquer certaines personnes, mais ce n'était en rien un sacrifice, au contraire c'était une merveilleurse journée, sereine, et ne me préocupant pour rien d'autre que de profiter de l'instant et de voir Nicolas heureux.

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Nous étions 5 personnes : Il y avait donc Nicolas et moi, mes témoins Cécilia et Belen, et le témoin de Nico, son cousin Ézequiel

 

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Bien entendu je sais que nous vous devons une mega fiesta, c'est sur notre to do list ! Dès que nous serons un peu plus établis dans nos vies, peut être au moment ou vous vous y attendrez le moins, vous ouvrirez votre courrier et oh, surprise !

 

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Bisous xx

 

 

 

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03 février 2013

Tout ce qui ne me manquera pas de l'Argentine

 

 

Hier j'ai acheté mon billet de retour définitif pour la France.

Inévitablement il va falloir faire un Bilan sur cette expérience de 3ans 1/2 en Argentine.

Mais tout de suite n'est pas le moment...

 

Lorsque je suis arrivée j'ai écris des tas d'articles sur ce qui me fascinait de Buenos Aires : Les parcs, les gens, le soleil, les promeneurs de chien, le tango, les asado, les jours feriés, ...

Et je crois qu'aujourd'hui, à la fin du voyage, je vais prendre le temps pour décrire tout ce qui ne va PAS me manquer de Buenos Aires !

 

Et oui, car c'est le cycle naturel du voyageur, il arrive, il est un peu perdu, puis il s'adapte un peu et tout lui paraît fantastique, c'est l'étape « lune de miel » de son voyage, puis, plus le temps passe, plus il commence a voir les défauts. Les voyages c'est un peu comme l'amour quoi ! 

 

Ce que je ne regretterai pas de Buenos Aires, premièrement ce sont les :

 

 

> Aumônes obligatoires

Elles se déclinent sous plusieurs formes : Les plus courante étant les trapitos et les laveurs de pare brise.

Le concept est le suivant, ce sont des gens qui me rendent un service que je n'ai pas demandé, et qui m'obligent à le payer.

 

Par exemple le « trapito » c’est un type qui m'indique les endroits dans la rue ou il y a des places libres afin que je puisse me garer (sur une place gratuite) puis avec des signes de la main il "m'aide" a me garer (généralement ils ont un peu abusé du litron donc ma recommandation est de ne pas prêter attention aux signe de la main) puis il affirme qu'il va garder ma voiture des vilain méchant brigants de la rue, moyennant 10 pesos. Oui, bien sur vous allez me dire que je ne suis pas obligée de leur donner, que je pourrai leur expliquer bien gentillement que j'ai une super assurance et que je prend le risque, mais en réalité le vilain méchant c'est lui, et si je lui file pas 10 pesos, quand je reviens ma voiture c'est un châssis.

 

De la même manière le laveur de pare brise s'approche de vous au feu rouge lorsque vous êtes tranquillement en train de fredonner du Celine Dion et le jeune homme de la rue commence allègrement a vous rincer les vitres à l’aide d’un bouteille de coca rempli d'eau a bulle. Que vous ayez le pare brise propre, que vous ne vouliez pas ou que vous soyez sur le chemin du lave auto n'a aucune importance, n'essayez même pas de vous opposer a son lavage forcé, il n'a pas conscience que les conducteur on leur mot à dire. Un pare birse = un lavage = 1 ou deux pesos. Et si à la fin du lavage la vitre du conducteur ne se baisse pas pour laisser passer la main qui va payer, alors le laveur de vitre se fera un plaisir de rayer votre auto sur toute la longueur de la carrosserie. 

 

 

> Les averses

Le matin le climat s'annonce super, grand beau soleil, un petit vent frais qui soulève légèrement mes cheveux, et soudainement en quelques secondes le ciel de noircit, les nuages gonflent et le vent ronfle. 

Plusieurs fois j'ai dû sortir du bureau sous la pluie battante, et en soit ce n'est pas un problème, comme dit ma maman "on est pas en sucre", mais c'est sans compter que l’inconvénient principal ne vient pas du ciel mais bien de la terre, ou plus spécifiquement du système d'évacuation de l'eau de Buenos Aires. C'est trop d'eau d'un coup et ca n'évacue pas alors ca inonde et ca moisit tout. Je me suis retrouvé avec de l'eau jusqu'au hanches, j'ai perdu mes claquettes, sandales a maintes reprise, sans compter les chaussures /sacs a main / fringues que j'ai ruiné sous la flotte. L'eau c'est chouette, mais seulement si ca circule !

 

 

> Les transports en commun 

Je ne sais même pas par ou commencer pour décrire ma souffrance. Alors je vais juste dire que c'est pathétique.

 

 

> Les gens qui continuent à vouloir me rouler

Alors que ça fait 3 ans que j'habite ici bordel, monsieur le chauffeur de taxi je me rends bien compte que tu fais trois fois le tour de pâté de maison !! Mon accent je ne pourrai jamais le perdre complément, ça me déprime d'être tout le temps la cible d'arnaques.

 

 

> L'humidité

Qui attire les cafards et me fait gonfler les cheveux 

 

 

> Les Argentins qui te sifflent dans la rue

Si tu porte une robe, mais aussi en jean, en survêt de sport immonde, en pyjama, en costume de citrouille pour halloween. Et eux aussi d'ailleurs, qu'ils soient ouvriers de chantier, mais aussi père de famille en poussant la poussette, ya pas de discrimination au pays du Macho.

Et ici c'est pas genre un petit sifflement, ils se plante sur ton chemin et commence a décrire tes attributs

Genre "hermosas que lindas qu'estas, mirame estas lolas" = "Ma jolie comme tu es belle regarde moi un peu cette paire de miche"

Et puis forcement il faut baisser la tête et faire cette qui entend pas, mais si j'avais un poil plus de courage j'attraperai un couteau et je leur couperai le zizi en criant : « ta maman elle t'a pas appris a respecter les femme espèce d’enculé, tu mérite pas d'être un homme. couic couic

Mais malheureusement j'ai pas le droit ni le courage de faire ca alors je me fume la même rengaine tous les jours, et le matin a 8h, encore tout endormie, je vous jure que c'est pas facile. 

 

 

> Les vacances Argentine 

Franchement, qu'est ce que vous voulez que je fasse avec deux semaines par an ????

 

 

> Leurs problèmes politiques / économiques

Depuis que je suis arrivé c'est la "crise" et chaque jour le gouvernement met en place un décret encore plus aberrant que le précédent. Aux dernières nouvelles je ne peux pas changer mes pesos en monnaie étrangère. Comment je fais quand je vais vendre ma voiture? Si je ramène mes pesos en France, avec la cote qu'il a, je pourrai au mieux acheter une bicyclette.

 

 

> Le poids de la famille

Selon mon expérience j'ai vraiment de la chance avec la famille de Nico, ça reste soft, mais quand même, déjeuner tous les dimanche avec la belle famille et présence obligatoire à tout les évènements familiaux (le baptême de la nièce du cousin) c'est un peu pesant. 

Et tout le monde qui n'arrête pas de me demander quand est ce que je mettrai au monde mon petit argentin. Wow tranquilos la familia 

 

 

> Les knacki

Franchement elles ont un gout bien trop bizarre, c'est louche.

 

 

> Les cabines d'essayage 

Qui ont de trop petits rideaux, et les vendeuses qui déboulent à tout moment dans ta cabine sans prévenir pour te demander comment ça va.

 

 

> L'inaccessibilité à la technologie. 

Étant donné le blocage des importations, la moitié des produits ne sont pas disponible ici, et si ils sont disponible ils sont 5 fois plus cher que le prix réel. On oublie l'iPhone, l'ordi portable, l'appareil photo, le mp3, la télé widescreen, le GPS, et toutes ces choses la qu'on aime tellement… 

 

 

> La Cumbia

Nan franchement j'ai essayé de m'y mettre mais je peux pas !!! http://www.youtube.com/watch?v=VoL6aHHDTz4

 

 

 

 

Donc voila, quelques unes des choses qui vraiment ne me manqueront pas une fois en France.

 

 

Je vais vous avouer que je les ai écris dans le seul but de pouvoir les relire lorsqu’en Octobre j’aurai le mal du pays. Et oui, c’est humain, on est jamais entièrement satisfait de là ou on est! (Heureusement d’ailleurs, sinon on irai jamais voir ailleurs)

 

 

Besos :)

 

 

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17 octobre 2012

La Lombricompostière

 

 

Waaaaaaaahh

 

Je me réveille d'une longue hibernation ...

 

Pardon pardon de ne pas avoir écris depuis si longtemps, mais croyez moi, l'hiver c'est pas facile pour moi, et je gaspille toute mon energie entre 7h00 et 7h10 pour me convaincre que le bon choix, c'est d'aller au travail. 

Après cette tache complexe, je n'ai plus d'énergie pour rien ! 

 

Mais l'hiver est fini, depuis une semaine c'est le printemps, et telle une petite fourmi, mon sang s'active avec les degrés de température, et d'un coup je déborde, je veux me dégourdir les jambes, je sors courir, je regarde les arbres se couvrir de feuilles, et surtout j'ai plein de projets !!!

Alors j'ai décidé de sauter sur l'occasion et de vous faire partager l'un d'eux ;)

 

Forcement vous vous êtes rendu compte que je suis devenue un peu fêlée des trucs verts et qui poussent. Plusieurs signes ne trompent pas : Mon appart c'est aussi bien garni que Truffaut, je sais reconnaitre la différence entre une attaque d'acarien et d'araignée noire, et je peux passer plus d'une heure a nettoyer les feuilles de mon avocatier pour qu'il puisse mieux aspirer l'O2 ...

 

En fin, une chose manquait a notre petit paradis vert : un générateur écologique de terre pure AKA un compost !

Au début forcement j'étais réticente, forcement l'idée n'est pas des plus romantique

 : "Vazy mec, tu crois que je vais te laisser conserver nos ordures sur le balcon et acheter une patrouille de verre de terre pour qu'ils bouffent nos déchets pourris afin que tu puisse mettre leur caca dans mes plants de tomates ? … C'est mort !"

Et comme toujours je me suis laissé convaincre et amadouer. Il parait que ça n'a pas d'odeur, que les petits verres de terre sont comme les petits nettoyeurs et dont le caca est de l'or. Et puis avec tout les complexe que j'ai à chaque fois que je prend un bain, diminuer un petit peu mon volume de détritus ne peut pas faire de mal a ma conscience écologique.

Alors comment se fait un compost ?

 

Notre compost va être un qui prend peu de place au sol car notre balcon est petit; un compost « vertical » a plusieurs étages. Ca ressemble un peu à un cuit vapeur mais ne vous y laissez pas prendre!

 

Il nous faut :

- 4 Sceaux à peinture vide et propres avec 1 couvercle

- Des vis

- Une perceuse + scie a disque

- Des verres de terre de type "rouge" (aussi appelés californiens)

 

 

Le concept est le suivant:

On met les verres + les déchets dans le sceau 1, puis on rempli peu a peu le sceau 2 avec nos nouveau détritus pendant que les petites bêtes mangent tout le sceau 1. Lorsqu'il n'y aura plus rien à transformer en terre, ils auront faim et passeront au sceau de l'étage supérieur. Nous permettant de récolter la terre-or. Ainsi de suite on fait tourner les sceaux pour que les petits verres voyagent.

 

Etape 1 :

Ouvrir un des sceaux, ca servira a récolter le "jus" du compost ou plutôt "élixir d'or" (ca sonne mieux)

Normalement il faudrait le faire avec une scie a disque, mais n'en ayant pas nous nous sommes servi d'un bête couteau de cuisine chauffé a rouge. Ca perce parfaitement le plastique, mais attention a ne pas respirer la fumée du plastique brulé : beurk beurk !

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Etape 2 :

Faire des trous dans le fond des 3 autres sceaux pour laisser passer les bestioles d'un sceau à un autre. Les trous doivent être de 3-4mm de diamètre. Assez gros pour  laisser passer le corps d'un verre de terre, mais pas trop gros pour que les déchets ne tombent pas. Ca sert aussi a laisser passer l'eau parce que les bebetes ne savent pas nager ! Les trous dans l’idéal se font a la perceuse, sinon l’astuce du couteau chauffé à rouge marche aussi.

Etape 3 :

Empiler les sceaux les uns sur les autres

Etape 4 :

Remplir le sceau 1 de carton, papier, sciure et de vos déchets organique (pelure e fruit, légumes, …) et de ravissant verre de terre (500g c’est bien pour commencer, tout dépend du volume de déchet apportes par jour, prendre en compte que les lombrices mangent 2 fois leur poids par jours.)

Je vous met un petit schéma :

 

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Autres trucs et astuces pour la nourriture des verres : Ne pas utiliser de viande car les verres de terre n’aiment pas l’ammoniac qui en sort lors de là décomposition. Le carton est top car il sert à la fois à rééquilibrer le rapport Azote/Carbone, mais aussi à absorber l’excédent d’eau. Les vers n’ont pas de dent, donc éviter les déchets trop durs. Pour la fête du vers, leur donner du marc de café, ils en sont très friands.

 

Et la dernière chose qu’il manque a mon compost : le moteur !

Il faut acheter des verres de terre, mais comme toute chose bizarre, une petite recherche ebay fait l’affaire et me confirme qu’il y a bien des dégénérées qui font de l’élevage de verres en plein centre ville. Je note l’adresse et file chez la petite dame qui me donne un grand sac avec mon achat, elle m’excuse de ne pas de faire entrer car c’est « un peu le désordre » ouiii j’imagine l’affaire, selon ebay elle en est a sa 612 ventes, ca fait pas moins de 300kg de verres …. Urrrkkkk

Je repars de là toute contente avec mon grand sac de choses vivantes, je leur fait même prendre le métro !

Puis arrivé à la maison j’ouvre le grand sac pour contempler avec tendresse mes nouveaux invités, et là a ma grande surprise je suis prise de nausé. C’est qu’un verre de terre c’est tout mignon, mais 500g de verres de terre ca me donne l’impression de regarder l’intérieur de mes intestins. Et encore mes intestins sont plus tranquilles. Beurk Beurk Beurk.

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Alors j’avale ma salive, je regarde ailleurs et je tend le sac a Nico : débrouille toi mon chéri.

 

Aujourd’hui les verres sont dans leur petite cabane, bien confortablement perché sur leur petit tas de détritus et dans quelques semaines nous auront de la belle terre-or !

 

Bisous !

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06 avril 2012

Les Palmiers !

o

 

Hola ! 

 

Le Week end dernier, Marion n'avait rien de prévu, et comme a chaque fois que cette insupportable trépigne sur place, elle a louché dans ma direction puis son visage c'est illuminé : "on part en road trip !! " elle a crié en tapant dans ses mains.

 

Ho Ho, c'est encore moi qui vais manger du goudron ! 

 

Les sacs et la tente dans mon coffre, ils s'engouffrent tout sur-excités dans mon habitacle, équipés du gps (que j'aime car il m'économise pas mal de km) et du maté (que je deteste car il fini toujours par se renverser à un moment ou a un autre sur ma belle moquette ou pire encore sur la toile qui recouvre mes sieges presques neufs)

D'apres ce que je comprends en suivant la conversation, on est parti en direction sur Nord pour aller passer la nuit au coeur d'un parc naturel qui a la particularité d'être couvert de palmiers.

Le goudron est aussi mauvais que partout ailleurs en Argentine, mais on passe quelques jolis pont et surtout on longe le fleuve "Uruguay" qui, comme son nom l'indique, fait office de frontiere entre l'Argentine et l'Uruguay. 

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A quand l'autoroute ?!! Heureusement je n'ai pas subi de majeur problème pendant le trajet, j'ai été nourri avec de l'essence de bonne qualité et ils ont révisé mon niveau d'huile ainsi que ma pression de pneu avant de prendre la route. 

La c'est moi au camping, profitant du repos bien mérité après 370km de route nationale. 

 

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Je me suis bien relaxé pendant que les petits étaient à la plage, mon moteur a pu se refroidir paisiblement dans ce cadre magnifique. Le camping est situé en plein coeur du parc National, et quelques bestioles bizarres sont venu m'observer pendant que je me reposais. Par chance aucun des oiseuax exotiques ne s'est soulagé sur ma sublime carosserie.

Les enfants rentrés de la plage ils ont grimpés a bord, impatients de découvrir tout le parc. J'ai fait de mon mieux pour leur offrir un agreable safari ;)

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J'ai mangé beaucoup de poussière et malheureusement accidenté plusieurs papillons qui sont venus pendre en jaune mon pare brise, mais l'ambiance était à la bonne humeur, et nous avons même croisé quelques bêbêtes exotiques.

Celui ci est un carpincho. En gros c'est comme un Cobaye géant. Je sais on voit rien sur la photo, sorry!

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Le retour au campement c'est fait à la tombé du soleil, ce qui a valu de magnifiques couleurs et LA photo la plus belle de tout ma carriere d'auto-manequin ! 

Je suis absolument sublime non ??

 

 

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J'ai eu assez froid pendant la nuit et j'ai eu un peu peur au milieu de tout ces bruit d'animaux étranges, mais le jour c'est vite levé sur un soleil radieux et après une petite toilette nous sommes reparti voir d'autres palmiers et d'autre animaux. J'ai bien aimé le chemin de terre, malheureusement la vitesse est limité à 40km/h pour ne pas effrayer la faune. Bien dommage car j'aurai aimé en profiter pour faire des folies comme à Cordoba. Il y a avait plusieurs sentiers de randonné à thème et pendant que les petits allaient s'instruire, moi je restais bien sagement sur le bord de la route à compter les palmiers. 

 

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Je me suis bien amusé, je le recommande fortement, c'est magnifique et pas très connu !

Besos :)

 

 

 

o

 

 

 

 

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23 mars 2012

Quelqu'un sait ce que veut dire ce signe ??

 

 

Je l'ai trouvé à la fin du livre de Kundera : "L'insoutenable légerté de l'être"

 

la insoportable levedad de ser

 

oo

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21 mars 2012

!!!! Un fuerte APLAUSOOO !!!!

oo

 

Aujourd’hui nous allons revenir un peu à la description de l’Argentine, parce que c’est pas pour des mouillettes que je suis là moi, je dois étudier ce peuple étrange et ces contrés lointaines ! En plus je m’imagine que mes gnangnanries de jeune amoureuse&heureuse doivent être bien ennuyeuse à la longue… Tous mes amis se sont pas empêché de me le faire remarquer : Marion, t’étais bien plus fun en célibataire, ou encore en amoureuse torturé ça passait ….Mais là vraiment … Maintenant mes histories ce n’est plus tu pétillant croustillant surprenant,  c’est du ducle de leche sur lit de crème anglaise recouvert de mousse au chocolat… Tout le monde est ravi, mais au bout d’un moment ça écœure et je peux bien comprendre.

 

Donc revenons-en à ces chers petits choux d’Argentins et à leurs habitudes étranges différentes. 

 

Applauso

 

Argentinerie du jour : La manie d’applaudir à tout prétexte.

Sérieusement je ne sais pas d’ou vient cette passion pour se féliciter autant. J’aurai bien collé une excuse valable du style : Pour se réchauffer et ainsi survire à un hiver rigoureux, mais ça ne colle pas vraiment au climat.

Alors je vais partir pour une théorie plus probable, mieux que ça : une théorie-combo !

 

En Argentine on aime faire du bruit + on aime se féliciter + on aime faire la fête + on aime participer + on aime vraiment faire du bruit + vraiment c’est trop agréable de se féliciter les uns les autres, et un applaudissement vaut pour soi même non? Clap clap clap Hourraaaaa !!!

 

Alors un avion atterrît et les Argentins applaudissent. C’est incroyable car lorsque je rente en France et que l’avion est à moitié plein d’étranger, personne n’applaudit a Charles de Gaulle. Par contre, le retour, chargé d’argentins me réserve toujours un atterrissage sous un tonnerre d’applaudissement qui acclame l’arrivée à Ezeiza. Et j’avoue que ça a le don de me ficher la petite larme à l’oeil, comme si moi aussi je rentrais au pays muuufff

Bien entendu tout les films vu au Cinema sont acclamés, comme si le réalisateur était cache derrière le rideau. Le bonus est que selon le niveau du clap je peux avoir des indices sur le taux d’acceptation du film. Le 3ème épisode de Twilight m’a couté une migraine ravageuse pendant plusieurs heures, j’ai du m’échapper en courant de la salle... La prochaines fois je m’enfile des boules Quies dès qu’apparaissent les premières lignes du générique.

 

Mais ce n’est pas tout !

Si un enfant se perd sur la plage en Argentine il est alors effectué le plus étonnant de tous les rituels pour pouvoir le reconnecter avec ses parents. Ne pensez même pas à le guider jusqu’a un maitre nageur qui se fera un plaisir d’annoncer au micro que “La petita zaza au bikini jaune attend ses parents au poste de secours numéro 5” , vous vous perdriez la grande fierté de l’été!

Ici si un enfant est perdu, un adulte l’attrape et je jonche fièrement sur ses fortes épaules. Une fois l’enfant placé en hauteur, l’adulte scrute l’horizon et commence à applaudir bruyamment, alertant ainsi ses voisins. Ceux ci voient la scène, comprennent immédiatement de quoi il s’agit, et de toutes leur énergie de bon Saint Bernard se mettent eux aussi a frapper fortement dans leurs mains, fixant du regard leur voisins afin que eux aussi comprennent le problème et payent leur place au paradis d’un clappement de main. Bref toute cette histoire se répands et toute la plage fini par applaudir jusqu’à ce que les parents de la petite zaza entendent le bruit, se rendent compte de la disparition, regardent en l’air et repère l’enfant perdu (qui généralement, après tout ce bordel, c’est mit a chialer de plus belle).

Puis s’en suit la scène à l’eau-de-rose que tout le monde attendait ! Tous les bons Saint Bernards regardent attentivement les retrouvailles des yeux pour laisser s’échapper une petite larme lorsque la petite hoquète de plus belle en voyant enfin sa moman.

Une fois les remerciement repartis comme des petits pains chauds, tout ce petit monde s’en retourne à ses occupations, (genre: regarder la mer), avec un grand sourire de “uuuuh j’ai participé à une action humanitaire, je viens de sauver la vie d’un enfant, je suis trop une bonne personne, je vais tellement me réincarner en bombe sexuelle millionnaire” collé aux lèvres.

Peut être qu’après tout les applaudissement sont bon pour l’égo.

 

Vraiment c’est un sport national et utilisé à toute les sauces,  par exemple je suis sûre que si demain j’arrive au boulot et je lance “ On applaudit bien fort ce mercrediiiiiiiiii” tout le monde me suivrait OUAIII HOURRAAA CLAP CLAPPPPPPPP

 

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D’ailleurs j’ai remarqué que bien souvent dans les show télé, au lieu d’entendre “on applaudit bien fort PATRICK BRUEEEEEL” (pardon pour l’exemple, c’est une dédicace pour ma môman)

Ici on entendra plutôt : “ ON APPLAUDIT BIEN FOOOOOOOOOORT patrick bruel..” …

 

 

 

 

 

oo

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02 mars 2012

Cordoba, mon petit les Alpes !

oo

 

Ah oui moi je rigolais bien des Argentins et de leurs petites colines, je me croyais la reine du monde pour connaître la belle vallé du champsaur, pour avoir foulé l'herbe verdue des GBA (Grandes et Belles Alpes), pour avoir écouté le petit bruit glouglou du Drac ... ! Je croyais que l'Argentine avait la Pampa plate et point.

Bon en fait c'est pas vraiment un point, parce que bon dans le sud il y a la Patagonie, et là ça refoule de montagne à gogo et de galciers à glagla (merci pour le jeu de mot, merci merci) Sauf que la Patagonie c'est tellement loin que je le considere un peu comme un pays à part. Genre la France et la Martinique quoi.

Et du coup lorsque Nico à dit : Je t'emmène à Cordoba Baby (sans le "baby" parce que c'est pas son genre mais moi je trouve ça coule alors je fait comme si) j'ai un peu pouffé, qu'est ce qu'il veut me montrer avec sa ville-aux-colines ?! On mélange pas le torchons et les serviettes mecs ! Sauf qu'en espagnol : No se mezclan las toallas con los trapitos che ! 

Et puis voila, la titine avait envie de mordre du goudron, et surtout mon porte monnaie n'avait pas encore encaissé les frais de dentistes qui l'élèvent à un salaire mensuel complet (ce sujet donnera jour à un futur post, pour l'instant je me sens encore trop sensible pour en parler)

 

Donc c'était la belle vie baby (cette fois c'est bien moi qui l'ai dit) et on the Road !!! 

 

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On a fait nos itinérants puisqu'on est parti 4 jours et on a fait 2000 km héhé. 

C'est qu'il y avait plein de trucs à voir !!

 

À commencer par Capilla del Monte, une petite bourgade qui n'est pas bien grande mais qui fait beaucoup de bruit. En fait c'est un peu le Roswell de l'Argentine, les gens sont trop persuadé d'y avoir vu plein d'OVNI depuis des années, et il parait que si on se balade sur le Mont Cerro Uritorco on peut voir 2 soleils ou 3 lunes ... des histoires de ce genre.

Forcement ça attire masse de touriste qui veut voir les traces de brulé qu'aurait laissé la navette spaciale en 1946 ! Et ça se transforme en un grand n'importe quoi touristique autour de petits bonhommes verts, de pierres magiques, de hippies qui font des massages hipno-magnetiques, le lieu sacré ou il faut toucher 4 pierres rouge avec le gros doigts de pied en chantant "il est né le petit alien" .... Bref ya de quoi se fendre la poire donc on y a fait un détour !

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On a pas mal zigzagué de bizarerie en bizarerie et on s'est ien moqué de l'espece humaine. Le plus fort quand même c'Est quand on nous a expliqué absuluement serieux que lorsqu'en Décembre 2012 la terre sera soudainement recouverte d'une monstrueuse innondation - car c'est bien comme ça que va s'éteindre l'éspece humaine, ils sont bien informé, les mayas leur ont dit - Seule Capilla Del Monte, sur son petit Mont, survivra à la grande inondation, et ceux qui ont cru seront les élus pour rebatir une civilisation.

A oui ça m'a scié !

Donc les cocos, ceux qui veulent avoir l'adresse du "lieu ou on survit à 12.12.2012", je vous indique comment y arriver par route nationale, ya aucun souci !  

Après avoir reçu ce mistique conseil, nous avons repris la route

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Pour voir un site encore plus dingos, pas loin de Capilla el Monte.

C'est à coté d'un village de hippie du doux nom de San Marcos de las Sierras, et ce lieu sacré s'apelle "El Pozo de Luz"

Au tout début nous sommes entrés sans savoir, en effet la grande rue (l'unique rue en fait) du village de San Marcos étais criblée d'affiche annoncant l'ouverture prochaine du Pozo de Luz. Un puit de lumière, bah ça peut être cool, en plus ca peut se vister alors même qu'il n'est pas encore officiellement ouvert (en payant quand même - pas si fou que ça ces hippies) alors on y va ! 

 

La grande entréee style chateau fort m'a laissé perplexe ... Il y a des boudhas dans les alcoves, et des sculptures zen et parfois sexuelles un peu partout. Mais ou est le puit de lumiere ?

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Puis nous entrons et c'est un immense parc. Avec plusieures constructions, toutes plus chelou les unes que les autres ...

En s'approchant on se rend compte que chacune porte un themes, tout en rapport avec le misthique, l'au dela, les esprits, le cosmo, le karma, le ying, le yang, le sacré, la foi, les chacras, le magnetisme, la force, ....  Et il y a même des activités ! Par exemple cette salle c'est l'Atrium de la lumiere, La salle de meditation et sanation, avec des roches de quartz avec de la temperature, qui forme des chaines magnetiques. C'est pas que je parle mal espagnol hein, c'est que vraiment c'est pas trop clair ! 

 

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C'est là que nous avons compris, ce grand complexe en fait c'est le Disney Land des Mystiques ! C'est Mystique Land de San Marcos de la Sierras !!!

Par exemple dans cette activité il faut faire bouger la pierre sacré (suspendu par 3 fils au centre de la piece, à l'aide de la pensé. On a pensé tout ce qu'on a pu mais ce fut un echec :(

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Et dans cette construction, bientot terminée, nous pourrons venir écouter le grand pretre des mistiques expliquer le bien que le magnesium fait a nos points de chacras. Et peut etre tuer un lama, par nuits de pleine lune. On sait jamais.

 

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Et voila en sortant nous avons compris que le puit de Lumiere n'était pas dans le coin ! (mais bien dans nos coeurs hohoho)

 

Puis nous avons repris la route, et comme si les choses bizarre étaient contagieuses, nous avons vu des peroquets qui par centaines avaient fait leur nid sur des poteaux electriques ! 

Trop fat !!!

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Deuxieme nuit : nous avons dormis a Mina Clavero, quelques heures de route plus loin, dans une Auberge de jeunesse tres sympas. Huhu en dortoire à l'ancienne ! 

 

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Et puis a Mina Clavero le bon plan c'est de s'échapper de la ville, en vélo c'est top, pour aller parcourir les colines.

Et didonc j'avais honte mon mon état physique, j'ai trop souffert dans les montées et les descentes... 

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Heureusement qu'il y a des rivieres pour calmer la chaleur et laver la sueure ...

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La petite C3 a repris la route et a pu découvrir des joies de la conduite en montagne, héhéhé j'ai trop aimé 

 

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On a pris la même route que prend Sebastien Loeb chaque année pendant le Rally de Cordoba !!

 

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Sauf qu'a un moment on s'est retrouvé face a un mur de nuage, j'avais jamais vu ça de ma vie ! 

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Heureusement qu'on avait le GPS pour repérer les virages ... !!!

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Puis au bout de la route sinueuse nous sommes arrivés à Villa Belgrano ! 

C'est une ville Allemande héhé trés surprenant ! Ce sont des échappés de la 2eme guerre mondiale qui sont venus s'installer ici tous ensemble entre Allemands ! On y trouve de la succulente choucroute, et ils fêtent même l'Octoberfest  ! On a bu une bonne bière pour fêter notre road trip, puis deux, puis trois .....

 

 

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La ausi il y avait de quoi se degourdir les jambes, montagnes, rivieres, chutes d'eau ...

 

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Bref après avoir pris l'air, on est rentré à Buenos Aires !  

 

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Je vous fais des bisous ! 

 

xx

 

 

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